---Oliver Stone---

Sa Vie, son Oeuvre...

 

Scénariste et réalisateur né en 1946 à New York, d'un père américain et d'une mère française, en 1971, il obtient un diplôme de cinéma de l'université de New York... C'est là que tout commence... Attiré par tous les aspects de la profession, il est au cours de sa carrière alternativement ou simultanément : metteur en scène, producteur et scénariste, non seulement de tous ses films, mais pour le compte d'autres réalisateurs tels que Alan Parker, Brian DePalma ou Michael Cimino.

 

Oliver Stone est un personnage très attachant et très intelligent. Si ses films ne sont pas toujours à la hauteur de nos attentes ( ni des siennes ), son propos reste souvent pertinent et ses films vieillissent bien mieux que la plupart de ceux de ses contemporains.

 

En 1974, il réalise son premier long-métrage, Seizure, mais le film ne rencontre pas le succès. Oliver Stone se replonge alors dans l'écriture. En 1978, il écrit le scénario de Midnight express. Alan Parker est derrière la caméra et réalise un de ses plus beaux films. Le film dépeint la vie d'un Américain en voyage en Turquie, qui se fait arrêter pour avoir tenter de ramener de la drogue... Il se voit emprisonné, avec la peine maximum... La musique, le scénario superbement ficelé, l'ambiance du milieu carcéral sont tout bonnement hallucinant... Seul remarque négative sur ce film : La haine qu'il inspire envers le peuple turc, sous son plus mauvais jour...

 

Avec Midnight express, Oliver Stone s'est fait un nom ce qui lui permet de réaliser son second film en 1981, The hand. Lorsqu'on voit le film en connaissant déjà l'univers du réalisateur, l'on est assez surpris, puisque c'est bien au genre du thriller fantastique que s'attache Oliver Stone. Le film est assez bon, Michael Caine est excellent dans le rôle de ce dessinateur qui perd sa main lors d'un accident, et qui doit faire face à une série de meurtres perpétrée par cette même main.

 

En 1983, il écrit le scénario la nouvelle version de Scarface pour Brian De Palma. Les deux hommes s'entendent à merveille et le film connaît le succès que l'on sait. Le trio Brian De Palma, Oliver Stone, Al Pacino est une réussite complète, mais déjà l'on reproche au scénariste son extrême violence. Il va sans dire qu'Oliver Stone est quelqu'un de civilisé et de sage et que la violence que l'on retrouve dans ses films est symptomatique de la société américaine, son objet d'analyse nécessaire. L'image relève évidemment chez Oliver Stone, d'une esthétisation de la violence et de la mort, telle qu'elle existe dans la société américaine.

 

On retrouve cette violence dans Platoon, en 1986, l'un des meilleurs films sur la guerre du Viêt-Nam qui fera pourtant scandale. En cause, ce film montre le comportement criminel de certains soldats américains envers les civils vietnamiens. Il est évident que les américains détestent avoir le nez dans leur... L'année suivante, c'est la bourse et les yuppies new-yorkais qu'il met en scène dans Wall street avec Charlie Sheen ( déjà présent dans Platoon ), son père Martin Sheen et Michael Douglas. Curieusement, une vision récente de ce film nous confirme dans l'idée que les réalisations d'Oliver Stone vieillissent plutôt bien et constituent souvent une bonne photographie contemporaine de la société américaine ( ici la spéculation des années 80 et le phénomène " yuppie " ).

 

Il y a toujours cette volonté d'ausculter l'histoire et les valeurs du pays chez ce cinéaste qui vit une relation haine-amour avec son pays. Après deux films consacrés à des figures emblématiques de la présidence américaine ( JFK et Nixon ), il réalise deux autres volets sur le Viet-Nam ( Né un 4 juillet en 1989 et Entre ciel et terre en 1993 ), qui n'atteignent pas la dimension de Platoon, mais Né un 4 juillet reste un excellent film. Ensuite Oliver Stone marque les esprits en 1996 avec Natural born killer ( Tueurs-nés ) et, une fois de plus, il est attaqué par beaucoup... ( religion,... ) Si l'on peut émettre quelquefois des réserves sur son cinéma, rien n'est en revanche ambiguë chez Oliver Stone, la plupart du temps, il n'est pas du tout compris, à l'image de ce présentateur radio-citoyen et kamikaze de Talk radio ( 1988 ), un de ses meilleurs films à ce jour.

 

Any given Sunday ( L'enfer du dimanche - 2000 ), son dernier film est bien l'exemple de cette incompréhension, tant le film s'est fait descendre par la critique et le public. Le film est pourtant assez bon. Les photos chocs ne manquent pas, l'ambiance prend tout à fait, Al Pacino est remarquable, le milieu du football est magnifiquement dépeint... Notons enfin que U-Turn ( 1998 ), son avant-dernier film, presque passé inaperçu, est une réelle réussite et que Sean Penn y est excellent.

 

Sa Filmographie...

 

Scénariste

 

1974

Seizure

1978

Midnight Express

1981

Hand, The

1982

Conan the Barbarian

1983

Scarface

1985

Year of the Dragon

1986

8 Million Ways to Die

1986

Platoon

Salvador

1987

Wall Street

1988

Talk Radio

1989

Born on the Fourth of July

1991

Doors, The

JFK

1993

Heaven & Earth

1994

Natural Born Killers

1995

Nixon

1996

Evita

1998

U Turn

2000

Any Given Sunday

Réalisateur

 

1974

 Seizure

 

1979

Mad Man of Martinique

 

1981

The Hand

 

1986

Platoon

Salvador

 

1987

Wall Street

 

1988

Talk Radio

 

1989

Born on the Fourth of July - Né un 4 juillet

 

1991

The Doors

JFK

 

1993

Heaven & Earth - Entre ciel et terre

 

1994

Natural Born Killers - Tueurs nés

 

1995

Nixon

 

1998

U Turn

 

2000

Any Given Sunday - L'enfer du dimanche